Je me suis souvenue de cette phrase d'un héros algérien, dit Pannonique: «Si tu parles, tu meurs; si tu ne parles pas, tu meurs. Alors parle et meurs.»

À lire aussi de Amélie Nothomb

Affronter un bavard est une épreuv, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme?
Ceux qui s'évadent meurent perdus dans un excès d'espace. C'est le paradoxe de l'infini: on pressent une liberté qui n'y existe pas. C'est une prison si grande qu'on n'en sort jamais.
Le bonheur forcé est un cauchemar.
La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif: sans la soif de sa fleur, il n'existe pas.
En mondanités, le champagne est presque meilleur. Plus le contexte est hostile, plus il fait figure d'oasis c'est le résultat qu'on ne peut obtenir en buvant chez soi.
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Dans la même œuvre

Et s'ils ont défailli à ce soutien en temps opportun, ne seraient-ils pas plus utiles à leur texte en l'aimant quand même, de cet amour véritable qui ne s'exprime pas par la logorrhée mais par un silence ponctué de mots forts?
Tu ne m'as rien donné et je souffre! Je t'ai sauvée et tu me laisses crever de faim! Et j'aurai faim jusqu'à ma mort! Et tu trouves ça juste!
Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus: il leur en fallut le spectacle.
Profiter des futilités de la vie, c'est un joli talent.
Le matricule est à la connaissance de l'autre ce que la carte d'identité est à la personne: rien.